Jean Ponchon de Saint-André

Le caméléon

      Les paroles s’évanouissent dans la fugacité de l’instant vécu et dans les affres de l’oubli. Leur caractère éphémère se heurte aux difficultés de leur interprétation. Difficultés liées à l’intonation de la voix, à la clarté des propos, à l’énonciation des mots, à l’absence de ponctuation, à l’attention et à l’état psychologique de l’interlocuteur…
      Légèreté du verbe ! Précarité des mots ! Affirmations gratuites !
      Arcanes de la communication ! Incompréhensions !
     
      Les écrits, eux, s’inscrivent dans la durée du temps pour exposer des idées, des sentiments, des opinions… généralement longuement réfléchis et perçus dans l’intériorité de l’être. Face à la solitude ressentie devant la page blanche, il n’y a pas de faux semblant ni de tromperie : elle restera gravée, inaltérable, sans doute pour plusieurs générations de lecteurs !
      Construire le texte ! Ajuster la fluidité et la tournure du phrasé !
      Choisir le mot juste ! Laisser voguer son imagination et sa fantaisie !
     
      Au plaisir réel et constant, ressenti à l’écriture de ce premier roman, j’ai pu joindre la satisfaction d'exposer noir sur blanc ma vision personnelle – je dirais même intimiste – sur les questions fondamentales et contemporaines de la société : l’amitié, la drogue, la mort, le sexe, la liberté, la foi, l’amour, la solitude…
      Tout ce qui constitue la vie quotidienne en ce bas monde !
     
      Si l’histoire de Léo - dont l’accession à l’âge adulte baigne dans la révolte, le tumulte et la dérive - relève de l’imaginaire, les réflexions ou affirmations exprimées dans les différents dialogues entre les personnages attachants de ce roman reflètent mon intime conviction sur la conception que j’ai de l’existence humaine.

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